Paiement par carte en Algérie : 22 millions de personnes franchissent le pas du numérique
Fini le stress des espèces qui manquent au moment de payer. En Algérie, le paiement par carte s’installe doucement dans les habitudes. 22 millions de cartes circulent aujourd’hui. Un vrai tournant, mais encore des efforts à faire pour convaincre tout le monde.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
22 millions de cartes. C’est le nouveau cap atteint. Près de 18 millions viennent d’Algérie Poste. Les autres, des banques classiques. À Alger, Oran ou Constantine, de plus en plus de gens glissent leur carte au lieu de sortir le portefeuille.
Près de 5 000 distributeurs sont installés partout. Dans les centres-villes, les quartiers populaires, même certaines zones moins denses. 235 millions de retraits ont été faits. Un signe que la confiance grandit.

Au quotidien, ça change quoi ?
Imaginez : faire ses courses au marché du Hamma à Alger sans compter les billets. Payer son café à Oran d’un simple geste. Régler l’électricité depuis son téléphone, sans file d’attente.
Plus de 104 000 commerçants acceptent désormais la carte. Épiceries, pharmacies, stations-service… Même les petits artisans s’y mettent. Pour le client, c’est plus simple. Pour le vendeur, moins de risque de vol ou d’erreur de caisse.
Les freins qui persistent
On ne change pas des habitudes en un jour. Dans certaines régions, la méfiance reste forte. « Et si la machine tombe en panne ? » « Et si on me facture deux fois ? » Ces questions, le ministre les connaît.
Abdelkrim Bouzred le dit clairement : il faut expliquer, former, rassurer. Surtout auprès des seniors et dans les zones rurales. Le numérique, c’est bien. Mais seulement si tout le monde peut l’utiliser sereinement.
Ce qui arrive pour les pros
Les entrepreneurs algériens attendaient une réponse sur les retards de paiement publics. Bonne nouvelle : un nouveau dispositif sera lancé avant fin 2026. Objectif : fluidifier les règlements et soulager les trésoreries.
Une mesure attendue, surtout pour les TPE et PME qui jonglent souvent avec les délais. Reste à voir comment cela fonctionnera concrètement. Le monde des affaires surveille ça de près.
La suite du parcours
L’Algérie avance. Pas à pas. La Commission nationale des moyens de paiement électronique, créée en 2024, pilote la marche. Sécurité, inclusion, modernisation : les objectifs sont clairs.
Prochaine étape ? Rendre le paiement dématérialisé encore plus accessible. Via le mobile. Via des solutions adaptées à chaque profil. Le chemin est tracé. À nous de le parcourir, ensemble.













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