Sonatrach et Oman : Un partenariat pétrolier qui s’affirme

Partenariat Sonatrach Oman

Une alliance stratégique scellée à Alger

Lundi dernier, dans le cadre prestigieux du siège de la présidence algérienne, un événement est passé presque inaperçu pour le grand public, mais il pourrait bien marquer un tournant dans les relations économiques entre l’Algérie et le sultanat d’Oman. En présence du président Abdelmadjid Tebboune et du sultan Haithem Bin Tariq, Sonatrach et Abraj Energy Services ont signé une lettre d’intention visant à créer une société mixte dans les services pétroliers.

C’est donc sous les yeux bienveillants des deux chefs d’État que Rachid Hachichin, PDG de Sonatrach, et Saif Al Hamhami, patron d’Abraj Energy Services, ont apposé leurs signatures sur ce document appelé à jeter les bases d’une coopération prometteuse.

Le début d’un long voyage

Ce « term sheet » n’est pas une fin en soi, mais plutôt une étape clé dans un processus amorcé depuis plus d’un an. Déjà en avril 2024, les deux entreprises avaient signé un protocole d’accord. Depuis, un groupe de travail commun a travaillé sans relâche pour identifier les zones de synergies et les opportunités concrètes.

Le projet de société mixte prévoit notamment de couvrir un large éventail de services : forage, intervention sur les puits (work over), gestion de projets intégrés… L’idée est avant tout de répondre aux besoins locaux, mais aussi de regarder vers l’international, avec l’ambition de faire rayonner cette nouvelle entité au-delà des frontières algériennes.

Abraj Energy Services : Qui se cache derrière le nom ?

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette entreprise omanaise, sachez qu’elle n’a rien d’un petit joueur. Créée en 2006, Abraj Energy Services est aujourd’hui un acteur majeur du secteur pétrolier dans le Golfe. On parle même de la première société de forage d’Oman, avec une flotte performante et une expertise reconnue.

Au fil des années, elle a su bâtir une solide réputation dans les services pétroliers et gaziers, ce qui fait d’elle un partenaire naturel pour Sonatrach, à la recherche de compétences techniques éprouvées et d’une vision internationale.

Une fenêtre ouverte sur l’avenir

Derrière cet accord se profile une volonté politique forte : renforcer les liens entre les deux pays. Et si le pétrole reste le ciment de cette relation, il n’en demeure pas moins que l’objectif affiché est celui d’un développement durable, aligné sur les défis environnementaux du XXIᵉ siècle.

« Ce n’est pas juste une histoire de barils ou de contrats », confiait un conseiller proche du dossier lors d’un déjeuner informel quelques semaines plus tôt. « C’est surtout une manière de construire ensemble, de mutualiser les savoir-faire, et peut-être, un jour, d’exporter une nouvelle façon de faire du pétrole. »

Et après ?

Il faudra attendre plusieurs mois, voire davantage, avant de voir naître cette société mixte. Mais une chose est sûre : ce partenariat marque un changement d’échelle. Il ne s’agit plus seulement d’échanges commerciaux ponctuels, mais bien de construire quelque chose de pérenne, pierre après pierre.

En arrière-plan, on sent une volonté commune de diversifier les sources de collaboration. Car comme on dit là-bas, mieux vaut planter un arbre sous l’ombre duquel on ne s’assiéra pas, que de rester les bras croisés.

Laisser un commentaire