Cette année encore, l’Algérie mise sur ses avions spéciaux pour combattre les incendies. Parmi eux, le fameux Beriev Be-200, un gros porteur de l’Armée nationale populaire, joue un rôle clé. Ces appareils interviennent rapidement dans les zones difficiles d’accès et permettent de ralentir la progression du feu.
En plus des avions, des drones survolent les massifs forestiers pour détecter les départs de feu très tôt. Une start-up de Tizi Ouzou utilise même des caméras thermiques pour repérer les foyers avant qu’ils ne s’étendent.
Depuis le 1er mai, un plan national de lutte contre les feux de forêt est en place. Grâce à ce démarrage anticipé, les surfaces brûlées ont été limitées : seulement 2 hectares en mai dernier, contre 25 hectares l’année précédente.
La Direction générale des forêts travaille main dans la main avec les associations locales. Leur mission ? Sensibiliser les habitants vivant près des forêts aux risques liés aux étincelles, au barbecue ou aux mégots jetés n’importe où.
Des tranchées anti-feu, larges de 50 mètres, ont aussi été creusées autour des forêts. Ces barrières naturelles stoppent la propagation du feu.
Les équipes sur le terrain sont mieux préparées que jamais. Les pistes forestières sont entretenues pour permettre un accès rapide en cas d’urgence. Des camions citerne sillonnent les zones à risque.
Côté surveillance, les services météo fournissent des bulletins quotidiens pour identifier les régions les plus vulnérables. L’Agence spatiale algérienne aide aussi à cartographier les zones sensibles grâce aux satellites.
Le projet du Barrage Vert est relancé. Il vise à planter des millions d’arbres résistants à la sécheresse, comme l’olivier et le pistachier. À Laghouat, on teste même le Paulownia, un arbre qui pousse vite et produit du bois de qualité.
À ce jour, 24 000 hectares ont déjà été replantés. L’objectif : atteindre les 400 000 hectares dans les années à venir.
Pendant les fêtes de l’Aïd, les forêts seront fermées au public. Pas de barbecues autorisés, ni d’accès libre. La priorité : protéger les arbres et éviter les drames.
En parallèle, des espaces de loisirs sécurisés ont été aménagés près des forêts. Ils sont accessibles à tous et peuvent être exploités par des jeunes entrepreneurs.
L’Algérie apprend de ses erreurs passées. Elle mise sur la technologie, mais aussi sur les habitants pour garder ses forêts intactes. Car une forêt brûlée, c’est un trésor perdu pour plusieurs générations.
Protéger nos bois, c’est protéger notre avenir.
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